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Motsaïque : histoires et nouvelles composées de petites pièces (en mot, en phrase, en paragraphe, etc.) de différentes couleurs, assemblées et jointoyées avce le verbe ; art de composer de tels ouvrages. Ses histoires ont une beauté brute, sauvage. Du mot inerte, il leur rend la vie. nouvelles textes en ligne

 

 

Les nouvelles et histoires vous sont proposées en lecture gratuite
CERTAINES NOUVELLES PEUVENT
VOUS METTRE MAL A L'AISE OU VOUS CHOQUER.

Déconseillé aux personnes sensibles, émotives, dépressives, ou ...

 

L'homme qui se portait bien +++ Le choc des rencontres +++ Les inhumains +++ Planète Morte

Seigneurs-docteurs +++ Média-tique +++ et si cela arrivait demain +++ Le tueur sans nom

Une autre version de l'histoire +++ Un soir, une nuit, un matin +++ Nous, les démons +++ Le livre de sang

In Nomine Satanas +++ La lettre... maudite de la chance +++ La fin +++ Femme de Guerre

 

Les Inhumains

L'horizon se meurt dans les derniers rayons du soleil...
Les couleurs du jour s'effacent et n'en laissent qu'une, uniforme et sans âme, celle d'une nuit sans lune.
La température est douce. Il fait bon ce soir.
Kâ, mon frère de voyage, caresse toujours son chat mort contre sa poitrine à cette heure de plénitude où les diurnes se couchent et laissent place aux nocturnes.
Son chat ! Il l'a tué le jour où il l'a trouvé, et depuis il ne s'en sépare plus. Une peau de chat avec quelques rares poils que ses doigts arrachent un peu plus à chaque caresse.
Pourquoi l'a-t-il tué ?
Ce malheureux chat en jouant a voulu griffer Kâ, alors que Kâ désirait seulement lui caresser l'échine. Kâ vida le chat de son énergie vitale avant même que sa patte n'arrive à la hauteur de sa main.
Le chat ne possédait pas l'intelligence nécessaire pour savoir que nous, les Inhumains, nous ne pouvions pas survivre à une blessure même minime sur la planète Terre. Nos organismes se seraient transformés en un immense bouillon bactérien, qui aurait ensuite annihilé nos esprits. Ainsi est notre loi de vie.

 

 

Un soir, une nuit, un matin...

Qui pouvait bien vivre dans cette tombe ? Une tombe où la température dépassait celle d’un four ! Une tombe creusée avec les ongles...
Cette fosse avait la taille d’un homme et presque autant de profondeur. À quoi pouvait-elle bien servir ? Était-ce un piège ? Non... un homme vivait dans ce trou. Il survivait... il survivait au milieu des squelettes momifiés de ce qui restait d’une forêt.
Une épaisse couche de branchages, attachés par du fil de fer, recouvrait sa tanière. Ce toit de fortune empêchait les rayons du soleil de frapper l’intérieur... et de tuer son occupant.
Un sourire étira les lèvres de l’individu allongé sur un matelas de lichens, au fond de son antre... Quelle protection illusoire ! se dit-il amusé.

 

La fin ...

IL est mort.
Qui ?
LUI, notre père... est mort ce matin.

 

Et si cela arrivait demain

Le matin, il n’y avait rien de plus beau qu’un lever de soleil sur l’horizon, où les couleurs de la vie explosent en nuances de rouges et oranges, effaçant les ténèbres bleutées de la nuit.
Une image presque banale pour nos esprits blasés par tant de virtuels.

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Montage, réalisation, musique de Viouu

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Seigneurs-Docteurs

Suis-je moi ? Je n’en suis pas sûr.
J’ai un an ! Je ne sais pas. Alors quatre-vingt-dix ? Mon cerveau ne répond pas. Il reste muet de saisissement.
J’étais, avant mon réveil, aussi intelligent qu’une serpillière ou quoi ? Mon encéphale droit exulte. Cette question n’est pas dénuée de sens.
Suis-je Mongolito 1er ? À cette question, tous mes neurones disparaissent, mettent les voiles aux Seychelles ! Bref, mon cerveau refuse de répondre.
Bon, je vais attendre la visite d’un toubib qui se fera une joie de tout me raconter, comme me le propose une pensée claire et saine. Une chance que je puisse penser avec cohérence !
Hey ! Je sais compter ! Deux et deux font quatre. Je jubile.
Pour l’instant, je voudrais seulement savoir : qui je suis ? J’ai la certitude d’être un homme, mais à part ça, pas grand chose d’autre.

 

L'homme qui se portait bien

Aujourd’hui, Willéham Frost allait avoir cent ans. Cent ans de vie, sans une maladie, sans un accident ! Un véritable scandale dans le monde pharmaco-médico-légal.
Pour cet anniversaire sans précédent dans l’histoire de l’homme, l’omnipotent gouvernement médical lui offrait avec une extrême générosité, la pilule du bonheur.
Les Médecins Unis, la M.U., s’étaient même empressés de lui offrir, sans condition, ce cadeau...

 

 

Planète Morte (Silicium)

– Elle me dévore chaque jour un peu plus la cervelle, les yeux et ma vie.
La voix rauque est celle d’un homme. On sent de l’amertume, plus que de la colère, dans chacun de ses mots.
Je ne vois pas le visage de l’inconnu qui vient de surgir sur mon écran de contrôle. Il est dissimulé derrière une visière opaque d’un casque de protection aux reflets rouge et or. Sa combinaison est de même couleur et semble constituée d’un métal fin et souple, qui laisse liberté aux mouvements.
L’écran panoramique me retransmet l’image légèrement floue de la cabine de pilotage d’un véhicule inconnu. L’homme est assis dans un grand fauteuil, les mains accrochées à des manettes. Je peux examiner plus attentivement l’ensemble des commandes qui se trouvent devant lui, elles ne me sont pas familières. Je n’en reconnais aucune.
Toutes ces manettes chromées, ces boutons aux couleurs disparates, ces voyants lumineux, me troublent l’esprit. On dirait que ce tableau de bord est un immense plateau de jeu pour enfants. Le contraste qui existe entre notre vaisseau stellaire, cet engin d’une autre époque, ce personnage en armure colorée, et ce système solaire perdu dans le vide sidéral, perturbent mes pensées.

Le choc des Rencontres (sous X)
"Sigmund et moi"

Enfin les Vacances !
Vacances, quel mot merveilleux. Un soupçon de bonheur en huit lettres, attendu pendant onze mois de l’année par des millions d’être humains.

Et après cinq jours de vacances, mes cinq premiers jours de ces si précieux congés annuels, moi, Philibert Platon, chef technicien de surface dans une grande chaîne alimentaire, je m’ennuieeeeee... du verbe « s’emmerder ferme » pour les béotiens !
En bref mes vacances sont désastreusement soporifiques.
En attendant le soir, je tourne en rond dans mon spacieux appartement de vingt mètres carrés, où il règne une température caniculaire. J’ai bien ouvert le minuscule frigidaire pour avoir un peu de fraîcheur, mais il est si petit qu’il me refroidit à peine les pieds.
Le plus drôle dans l’histoire... c'est la suite...

 

Média-tique

La caméra file à toute vitesse au-dessus des champs de ruines et des plaines dévastées par la guerre. La grosse bulle de verre, qui la contient, parcourt l’espace et les planètes grâce à quatre propulseurs tachyoniques, de la taille d’un doigt humain. Elle bouge sans cesse, épiant, scrutant chaque mètre de terrain avec une précision démoniaque. La traque, danse frénétique mais assurée, la mène vers ses “proies” : la mort, le sang, la souffrance...
Entièrement automatisées, un zeste de pensée individuelle, les caméras de la “Média-Info” sont capables de pourchasser l’information toutes seules à travers l’univers. Elles sont à ce jour des milliards pour la joie des innombrables foyers éparpillés dans les étoiles.
Au départ, elles n’ont qu’un matricule. Mais suivant leurs exploits et autres, elles peuvent en toute liberté prendre un nom de baptême. Bêta-6XKY-2454 a emprunté celui d’un biographe romain : Suétone.

 

 
 
 
 
 

Le tueur sans nom

Il est COUPABLE de ne pouvoir se défendre contre la machine infernale qui vient de se mettre en marche. La justice n’écoute pas le maillon, elle l’enchaîne pour mieux asseoir son omnipotence sur le peuple, capable de révolte. Elle doit insuffler cette peur diffuse qu’un jour cela puisse être votre tour... pour mieux vous contrôler !

 

Une autre version de l'histoire

 

 
 
 

 

 
 

 

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à partir d'ici les textes en lectures sont déconseillés

aux moins de 18 ans !

Jack Sigurson préfère vous prévenir avant que toutes vos nuits
ne se transforment en cauchemars

 

 

 

A.N.P.E.

Vous avez perdu votre emploi ?
Alors vous êtes mort.

 

 

Nous ! Les Démons

Willéham m’avait observé avec perplexité lorsque je lui avais annoncé que nous étions pour la plupart des démons.
Je m’en souviens encore comme si c’était hier.

 

In Nomine Satanas (-16ans)

Elle souffre aux poignets et aux tibias ; des fils de fer rouillés la retiennent prisonnière et lui entaillent la peau ; des perles de sang glissent le long de son bras.
Elle a froid aussi, à cause de cette transpiration malsaine qui lui recouvre le corps : celle de la peur. Une peur qui vous fait perdre toute notion de vie, qui vous entraîne en des lieux où tout est néant, où la nuit n’est plus qu’un cauchemar.
La faible lumière vacillante, que l’unique ampoule de ce lustre délabré projette sur elle, lui glace le sang. Elle voudrait hurler, mais sa gorge est tellement nouée qu’elle ne peut que gémir.
Des larmes coulent de ses yeux ; elle pleure parce qu’elle est nue, attachée sur un lit en acier et qu’il la fixe de ses yeux de chien malade. lire la suite...

 

 

 

 

 

Le Livre de sang

La mort frappa le comte Hugo De Nissac, en fin de nuit... assis en bout de table, à la place qui était la sienne, celle du maître de maison. Assassiné ? Le terme pouvait lui convenir, puisqu’il ne s’était pas suicidé... mais la cause de son trépas n’en était pas moins insolite.
La première à découvrir le cadavre fut sa voisine, Mathilde de Montfermeille. La femme de ménage du comte, et sa maîtresse. Elle aimait jouer la soubrette, pour nul autre que celui qu’elle chérissait et désespérait d’épouser depuis des années, le comte Hugo De Nissac.
– Que désire monsieur, ce midi ? lança-t-elle guillerette, intriguée et amusée de le trouver dans le noir.
Elle alluma la lumière et quand elle se retourna, son cri épouvanté déchira longtemps le silence... lire la suite

 

La lettre maudite... de la chance

(Âmes sensibles, halte ! Ne lisez pas ce qui va suivre. Cela pourrait vous porter préjudice. Attention, je vous aurai prévenues ! Ce n’est pas un canular !)

La vie pourrait être d’une banalité sans failles, heureusement que la chance est là pour vous distribuer son petit coup de pouce, dans le dos, du haut de votre falaise...
Sylvain a trente ans et il est heureux de vivre. Son mariage avec sa charmante jeune femme, Lucille, ainsi que leur petit garçon âgé d’un an, le comblent de bonheur. Rien ne semble pouvoir troubler la douce harmonie de leur cocon familial.
Et pourtant, en une seule seconde tout peut basculer, un brutal accident de voiture, un incendie, une agression violente, un arrêt du muscle cardiaque... tous ces événements peuvent d’un coup vous rattraper et vous laisser là, seul face à la... lire la suite

   

 

 
photo-montage Jack Sigurson
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