L'homme
qui se portait bien +++ Le choc des rencontres +++ Les
inhumains +++ Planète
Morte
Seigneurs-docteurs +++ Média-tique +++ et si
cela arrivait demain +++ Le tueur sans nom
Une autre version de l'histoire +++ Un soir, une nuit, un matin +++ Nous,
les démons +++ Le livre de sang
In Nomine Satanas +++ La lettre... maudite de la chance +++ La
fin +++
Femme de Guerre
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lecture gratuite
CERTAINES NOUVELLES PEUVENT
VOUS METTRE MAL A L'AISE OU VOUS CHOQUER.
Déconseillé aux personnes sensibles, émotives, dépressives,
ou ...
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Et si cela arrivait
demain
Le matin, il n’y avait rien
de plus beau qu’un lever de soleil sur l’horizon,
où les couleurs de la vie explosent en nuances de rouges
et oranges, effaçant les ténèbres bleutées
de la nuit.
Une image
presque banale pour nos esprits blasés par tant
de virtuels.
Lire cette nouvelle
en vidéo...
Montage, réalisation, musique de Viouu
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Les Inhumains
L'horizon se meurt dans les derniers
rayons du soleil...
Les couleurs du jour s'effacent et n'en laissent qu'une, uniforme et
sans âme, celle d'une nuit sans lune.
La température est douce. Il fait bon ce soir.
Kâ, mon frère de voyage, caresse toujours son chat mort
contre sa poitrine à cette heure de plénitude où les
diurnes se couchent et laissent place aux nocturnes.
Son chat ! Il l'a tué le jour où il l'a trouvé,
et depuis il ne s'en sépare plus. Une peau de chat avec quelques
rares poils que ses doigts arrachent un peu plus à chaque caresse.
Pourquoi l'a-t-il tué ?
Ce malheureux chat en jouant a voulu griffer Kâ, alors que Kâ désirait
seulement lui caresser l'échine. Kâ vida le chat de son énergie
vitale avant même que sa patte n'arrive à la hauteur de
sa main.
Le chat ne possédait pas l'intelligence nécessaire pour
savoir que nous, les Inhumains, nous ne pouvions pas survivre à une
blessure même minime sur la planète Terre. Nos organismes
se seraient transformés en un immense bouillon
bactérien, qui aurait ensuite annihilé nos esprits. Ainsi
est notre loi de vie. |
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Le choc des
Rencontres (sous X)
"Sigmund et moi"
Enfin les Vacances !
Vacances, quel mot merveilleux. Un soupçon de bonheur en huit
lettres, attendu pendant onze mois de l’année par des millions
d’être humains.
Et après cinq jours de
vacances, mes cinq premiers jours de ces si précieux
congés annuels, moi, Philibert Platon, chef technicien
de surface dans une grande chaîne alimentaire, je m’ennuieeeeee...
du verbe « s’emmerder ferme » pour
les béotiens !
En bref mes vacances sont désastreusement soporifiques.
En attendant le soir, je tourne en rond dans mon spacieux appartement
de vingt mètres carrés, où il règne une température
caniculaire. J’ai bien ouvert le minuscule frigidaire pour avoir
un peu de fraîcheur, mais il est si petit qu’il me refroidit à peine
les pieds.
Le plus drôle dans
l’histoire... c'est la suite... |
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Média-tique
La caméra file à toute
vitesse au-dessus des champs de ruines et des plaines dévastées
par la guerre. La grosse bulle de verre, qui la contient, parcourt
l’espace et les planètes grâce à quatre
propulseurs tachyoniques, de la taille d’un doigt humain.
Elle bouge sans cesse, épiant, scrutant chaque mètre
de terrain avec une précision démoniaque. La
traque, danse frénétique mais assurée,
la mène vers ses “proies” : la mort, le
sang, la souffrance...
Entièrement automatisées, un zeste de pensée individuelle,
les caméras de la “Média-Info” sont capables
de pourchasser l’information toutes seules à travers l’univers.
Elles sont à ce jour des milliards pour la joie des innombrables
foyers éparpillés dans les étoiles.
Au départ, elles n’ont qu’un matricule. Mais suivant
leurs exploits et autres, elles peuvent en toute liberté prendre
un nom de baptême. Bêta-6XKY-2454
a emprunté celui d’un biographe romain : Suétone. |
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Seigneurs-Docteurs
Suis-je moi ? Je n’en
suis pas sûr.
J’ai un an ! Je ne sais pas. Alors quatre-vingt-dix ? Mon cerveau
ne répond pas. Il reste muet de saisissement.
J’étais, avant mon réveil, aussi intelligent qu’une
serpillière ou quoi ? Mon encéphale droit exulte. Cette
question n’est pas dénuée de sens.
Suis-je Mongolito 1er ? À cette question, tous mes neurones disparaissent,
mettent les voiles aux Seychelles ! Bref, mon cerveau refuse de répondre.
Bon, je vais attendre la visite d’un toubib qui se fera une joie
de tout me raconter, comme me le propose une pensée claire et
saine. Une chance que je puisse penser avec cohérence !
Hey ! Je sais compter ! Deux et deux font quatre. Je jubile.
Pour l’instant, je voudrais seulement savoir : qui je suis ? J’ai
la certitude d’être un homme, mais à part ça,
pas grand chose d’autre. |
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Planète
Morte (Silicium)
– Elle me dévore chaque
jour un peu plus la cervelle, les yeux et ma vie.
La voix rauque est celle d’un homme. On sent de l’amertume,
plus que de la colère, dans chacun de ses mots.
Je ne vois pas le visage de l’inconnu qui vient de surgir sur mon écran
de contrôle. Il est dissimulé derrière une visière
opaque d’un casque de protection aux reflets rouge et or. Sa combinaison
est de même couleur et semble constituée d’un métal
fin et souple, qui laisse liberté aux mouvements.
L’écran panoramique me retransmet l’image légèrement
floue de la cabine de pilotage d’un véhicule inconnu. L’homme
est assis dans un grand fauteuil, les mains accrochées à des
manettes. Je peux examiner plus attentivement l’ensemble des commandes
qui se trouvent devant lui, elles ne me sont pas familières. Je
n’en reconnais aucune.
Toutes ces manettes chromées, ces boutons aux couleurs disparates,
ces voyants lumineux, me troublent l’esprit. On dirait que ce tableau
de bord est un immense plateau de jeu pour enfants. Le contraste qui
existe entre notre vaisseau stellaire, cet engin d’une autre époque,
ce personnage en armure colorée, et ce
système solaire perdu dans le vide sidéral, perturbent
mes pensées. |
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La fin ...
IL est mort.
Qui ?
LUI, notre père... est mort ce matin. |
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Une autre version de l'histoire
21 décembre de l’an 800.
Cette date figure nulle part dans nos cahiers d'histoires, et pourtant, elle
est une date cruciale de notre histoire.
À l'époque, Charlemagne règne sur les Terres de France.
Cet événement restera dans nos
mémoires alors que personne, à part les preux
et valeureux chevaliers de sa garde rapprochée, ne
connait la vérité sur cette fameuse date.
Le 21 décembre 800
de notre ère. |
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Un soir, une nuit,
un matin...
Qui pouvait bien vivre dans
cette tombe ?
Une tombe où la température dépassait
celle d’un four ! Une tombe creusée avec
les ongles...
Cette fosse avait la taille d’un homme et presque autant de profondeur. À quoi
pouvait-elle bien servir ? Était-ce un piège ? Non...
un homme vivait dans ce trou. Il survivait... il survivait au milieu des
squelettes momifiés de ce qui restait d’une forêt.
Une épaisse couche de branchages, attachés par du fil de fer,
recouvrait sa tanière. Ce toit de fortune empêchait les rayons
du soleil de frapper l’intérieur... et de tuer son occupant.
Un sourire étira les lèvres de l’individu allongé sur
un matelas de lichens, au fond de son antre... Quelle
protection illusoire ! se dit-il amusé. |
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A.N.P.E.
Vous avez perdu votre emploi ?
Alors vous êtes mort.
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Nous ! Les Démons
Willéham m’avait observé avec
perplexité lorsque je lui avais annoncé que nous étions
pour la plupart des démons.
Je m’en souviens encore comme si c’était hier. |
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Le Livre de sang
La mort frappa le comte Hugo De
Nissac, en fin de nuit... assis en bout de table, à la
place qui était la sienne, celle du maître de
maison. Assassiné ? Le terme pouvait lui convenir, puisqu’il
ne s’était pas suicidé... mais la cause
de son trépas n’en était pas moins insolite.
La première à découvrir le cadavre fut sa voisine, Mathilde
de Montfermeille. La femme de ménage du comte, et sa maîtresse.
Elle aimait jouer la soubrette, pour nul autre que celui qu’elle chérissait
et désespérait d’épouser depuis des années,
le comte Hugo De Nissac.
– Que désire monsieur, ce midi ? lança-t-elle guillerette,
intriguée et amusée de le trouver dans le noir.
Elle alluma la lumière et quand
elle se retourna, son cri épouvanté déchira longtemps
le silence |
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La lettre maudite... de la chance
(Âmes sensibles, halte ! Ne
lisez pas ce qui va suivre. Cela pourrait vous porter préjudice.
Attention, je vous aurai prévenues ! Ce n’est
pas un canular !)
La vie pourrait être d’une banalité sans
failles, heureusement que la chance est là pour
vous distribuer son petit coup de pouce, dans le dos, du
haut de votre falaise...
Sylvain a trente ans et il est heureux de vivre. Son mariage
avec sa charmante jeune femme, Lucille, ainsi que leur
petit garçon âgé d’un
an, le comblent de bonheur. Rien ne semble pouvoir troubler la douce harmonie
de leur cocon familial.
Et pourtant, en une seule seconde tout peut basculer, un brutal accident
de voiture, un incendie, une agression violente, un arrêt du muscle
cardiaque... tous ces événements
peuvent d’un coup vous rattraper et vous laisser là, seul face à la... |
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In Nomine Satanas (-16ans)
Elle souffre
aux poignets et aux tibias ; des fils de fer rouillés la retiennent
prisonnière et lui entaillent la peau ; des perles
de sang glissent le long de son bras.
Elle a froid aussi, à cause de cette transpiration malsaine qui lui
recouvre le corps : celle de la peur. Une peur qui vous fait perdre toute
notion de vie, qui vous entraîne en des lieux où tout est néant,
où la nuit n’est plus qu’un cauchemar.
La faible lumière vacillante, que l’unique ampoule de ce lustre
délabré projette sur elle, lui glace le sang. Elle voudrait
hurler, mais sa gorge est tellement nouée qu’elle ne peut que
gémir.
Des larmes coulent de ses yeux ; elle pleure parce qu’elle est nue,
attachée sur un lit en acier et
qu’il la fixe de ses yeux de chien malade. |
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photo-montage Jack Sigurson
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